Critique du film : Mon Oncle d’Amérique
De

J’ai il y a peu redécouvert un véritable chef d’œuvre, qui m’avait laissé de très bons mais très anciens souvenirs. Ce film, c’est Mon oncle d’Amérique d’Alain Resnais. Distribué en salles en 1980, ce bijou qui joue avec la sociologie et la psychologie nous invite à suivre trois histoires. Le lien entre les trois est celle du personnage de Nicole Garcia, qui campe Janine, une actrice, jeune maîtresse d’un professeur qui fait carrière à l’ORTF (Jean, incarné par Roger Pierre). Depardieu joue un autre de ces personnages : René, un autodidacte catholique qui brille dans sa branche industrielle, avant d’être malmené par les nouvelles méthodes de travail.
La structure

Dès lors, les de

Novateur par sa narration, ce film l’est aussi pour avoir eu le culot de jouer aussi ouvertement avec les trois héros, provoquant ainsi le spectateur dérouté que l’on puisse analyser aussi facilement son propre comportement, et incite à une introspection dérangeante sur les ressort de son âme et sur son comportement. Aurait on encore aujourd’hui le courage de tenter un film aussi interpellant ? J’en doute fort. C’est aussi ce qui rend Mon oncle d’Amérique si précieux, et rend son visionnage si indispensable. Ce film aide à mieux comprendre notre psychologie et celle de nos proches. Comment s’accommoder, se détacher des relations primaires qui nous dominent sans les connaître et les comprendre ?
Mon

A Cannes, le film remporte le Grand prix du jury et le prix de la critique.
Du même réalisateur : Nuit et brouillard (1955), Hiroshima mon amour (1959), La vie est un roman (1983), On connaît la chanson (1997), Pas sur la bouche (2003).